Le Chien de Traineau

Les Autres races de chiens d’attelage

La Ehawee’s Dream est principalement composée de Husky de Sibérie; cette race dont je suis totalement tombée amoureuse il y a de ça plus de 3 ans. Cependant d’autres races de chiens d’attelage comme l’OID ou Old Inuit Dog que représente Tyee au sein de la meute; existent et possèdent tout autant de belles qualités que n’en détiennent les sibériens.

« Un ancêtre lointain commun : Le Loup
Les chiens d’attelage sont merveilleux toutefois ils possèdent de profondes différences psychiques et morphologiques; cependant tous aiment la meute et détestent la solitude.
Chasseur, le chien de traineau a un comportement et des instincts communs qui rappellent leur ancêtre : le loup.
Il respecte une hiérarchie sociale dans la meute.
Ils communiquent entre eux par des attitudes, des mimiques diverses indiquant la soumission, la provocation, l’invitation au jeu etc … »

La plupart du temps on ne distingue que 5 races de chiens d’attelage, mais nous vous en présenterons des moins connues, des récentes et/ou des oubliées à l’exception du Husky de Sibérie qui fera l’objet de sa propre fiche.

Dans cette présentation vous trouverez des informations sur les races suivantes :

  • Le Malamute d’Alaska
  • Le Chien du Groenland ou Groenlandais
  • Le Laïka de Yakoutie
  • L’Alaskan Husky ou Alaskan
  • L’Esquimau canadien ou Chien inuit du canada alias Qimmiq
  • L’Old Inuit Dog
  • Le Samoyède

Bonne lecture à tous =)

Le Malamute d’Alaska


Magic Dogs PhotographyChiens de Elisa Pirat

Origine


Le malamute tire son nom des « Malhemuits », tribu esquimau habitant le golfe de Kotzebue ; dans les hautes régions de l’ouest de l’Alaska ; et dont le nom signifie « Hommes vivant là où il y a de grandes vagues ».

Fort , résistant aux plus basses températures, courageux et avec des aptitudes naturelles au tractage ; le malamute fut un chien très important dans la survie des Mahlemiuts.

Aspect général


Souvent comparé à tord avec le husky sibérien le malamute est de par sa morphologie d’ôté d’une grande force.

Le plus puissant et le plus robuste des chiens de traîneau. Doté d’une ossature forte, d’une musculature très puissante et d’une fourrure très épaisse, il ressemble un peu à un « gros nounours ».

Magic Dogs PhotographyChiens de Elisa Pirat

C’est un chien de construction solide, à la poitrine bien descendue et au corps fort et bien musclé. La queue touffue est portée au dessus du dos en panache.
L’ossature est forte avec des membres sans défauts, de bons pieds et des épaules puissantes.
Le port de tête est haut et fier. La tête est large avec un museau massif qui ne diminue que légèrement dans sa largeur de la racine à la truffe.
Les yeux de taille moyenne et en forme d’amande expriment intérêt et curiosité.
Les oreilles sont triangulaires et dressées quand le chien est attentif.

Mais il est un grand sportif et un entraînement régulier en fera un athlète accompli.
Surnommé « Locomotive des Neiges » ; conçu pour la force et l’endurance, il est moins à l’aise en vitesse pure qu’en randonnée ou en course de longue distance.. C ‘est un chien vigoureux de grande taille.

Caractère


Un ours poilu tant au niveau physique pelucheuse qu’en terme de caractère

Jessie pensionnaire de PetSitting Nantes 

Chien de traîneau, il est avant tout un chien de meute, et, s’il est amical envers l’homme, il n’en est pas de même avec les autres chiens du même sexe sur qui il essaiera d’étendre sa domination. Il est d’une grande intelligence mais aussi d’un caractère très affirmé. Affectueux, loyal, fidèle, le Malamute d’Alaska est un chien très facile à vivre.

On le dit bagarreur ; pourtant, les chiens de même sexe cohabitent souvent sans dommages, se contentant de postures d’intimidation pour établir la hiérarchie ; cependant, un chien à caractère dominant peut recourir à la violence pour s’imposer dans la meute. Le malamute possède un instinct de chasseur vivace et peut s’en prendre aux animaux des alentours comme les poules ou les canards.

 

Jessie pensionnaire de chez PetSitting Nantes & Eleven de la Ehawee’s Pack 

Cependant cette race nécessite une éducation ferme et cohérente des son plus jeune âge. Cette race supporte mal la solitude.

Santé


Le malamute a une santé robuste mais peut cependant souffrir de quelques soucis de santé.

Les principaux problèmes que l’on peut retrouver sont :

  • La dysplasie des hanches
  • La chondrodysplasie (CHD)

La lignée originelle Kotzebue est génétiquement exceptée de la chondrodysplasie mais il est à l’heure actuelle quasiment impossible de retrouver des malamutes pures race de cette lignée.

Cependant on peut également retrouver :

  • L’anémie hémolytique (dérèglement sanguin)
  • La nyctalopie (cécité diurne)
  • La dystrophie de la cornée
  • L’atrophie progressive de la rétine
  • Les cataractes juvéniles
  • L’hypoplasie corticale rénale (Défaut du rein)

A noter, que les retournements d’estomacs, encore peu reconnus, et généralement appelé « funk » sont durant les dernières années devenus un problème de santé que l’on retrouve au niveau de certaines lignées bien que le mode de transmission soit encore inconnu.

Jessie pensionnaire de PetSitting Nantes 

Chien du Groenland ou groenlandais 


Traineaux de la Forêt BlancheChiens de Jessyca Perez

Origine


Issu du chien esquimau du Groenland, cette race provient des peuples Inuits du Groenland. Il fut le compagnon des chasseurs migrants des confins de la Sibérie pour s’établir au Groenland.

Kimic EventsChien d’Arnaud Doutreligne 

Ce chien a fait son apparition en Europe en 1913 lors de la construction du chemin de fer de la Jungfrau pour transporter des marchandises sur une piste enneigée de 34 kms. Mais c’est lors de multiples expéditions polaires qu’il travailla sa réputation.

Dans ses veines coule du sang de loup. Autrefois les Esquimaux attachaient les chiennes en chaleur à quelque distance de leur campement afin qu’elles soient couvertes par des loups.

Traineaux de la Forêt BlancheChiens de Jessyca Perez

Le Groenland représentait la dernière étape de migration des populations mongoles vers le nord-est. C’est là que les chiens de traîneau, qui suivaient les nomades, se sont sédentarisés et sont restés malgré leur isolement absolu par rapport au reste du monde. Ils étaient affectés aux tâches les plus diverses, du tirage de traîneau à la garde, jusqu’à la chasse à l’ours.

Aspect Général


Ce grand et beau chien à la fourrure épaisse, qui tient du loup boréal, est d’une vigueur et d’une résistance étonnantes. Bâti pour le travail et l’endurance.

Traineaux de la Forêt BlancheChiens de Jessyca Perez

Son corps est très musclé. Il a la mâchoire puissante, les oreilles courtes et dressées vers l’avant. Son poil long, épais, est également lourd au toucher. Les couleurs les plus rencontrées sont le corps blanc et la tête charbon ou le corps noir et la tête blanche. Il existe des types différents suivant les régions du Groenland. Celui de la côte ouest est plus lourd, plus fort, celui de la côte est (Ammassalik) plus petit et plus rapide.

C’est le chien, comme le chien Inuit du Canada, le plus rustique et, par excellence pour les expéditions en arctique. L’Amiral Peary pour sa conquête du pôle nord en 1909 et Admundsen en 1911 pour le pôle sud employaient ce genre de chiens.

Kimic EventsChien d’Arnaud Doutreligne 

Caractère


De caractère rude, habitué aux conditions de vie difficiles, il n’est en aucun cas un chien d’appartement. C’est un chien au caractère fier et indépendant propre aux chien nordiques. Il est affectueux en famille même s’il n’a jamais été le plus docile des compagnons. Certains le caractérisent de fugueurs, pourtant lorsque l’on apprend à les découvrir au travers de mushers vivant avec des meute on découvre qu’ils ne sont pas du tout fugueurs mais au contraire très pot de colle. Ce sont des chiens qui vivent pour leur maître et pour leur meute. Il y a toutefois une hiérarchie très importante chez les groenlandais qui ont besoin d’une main de fer dans un gant de velours.

C’est en conclusion un très bon chien de meute ayant besoin d’un très bon encadrement.

 

 Traineaux de la Forêt BlancheChiens de Jessyca Perez

Le Chien du Groenland représente l’idéal absolu pour tous ceux qui aiment les chiens naturels et peu manipulés par la sélection, puisqu’il est resté dans sa forme primitive à travers les siècles. Il y a toutefois un revers à la médaille : il est très indépendant et très difficile à dresser. Il peut se battre avec les autres chiens. C’est un travailleur infatigable et passionné qui est capable de tirer un traîneau pendant des kilomètres sans jamais s’arrêter. C’est son maître qui doit l’empêcher de continuer parce qu’il serait capable de poursuivre jusqu’à l’épuisement.

Ce sont d’ailleurs ces chiens qui furent les compagnons de Paul-Emile Victor dans ses nombreuses expéditions arctiques. En 1913, les premiers Groenlandais furent importés en Suisse pour la construction de la ligne de chemin de fer de la Jungfrau, pour le transport quotidien des marchandises

  

Traineaux de la Forêt BlancheChiens & attelage de Jessyca Perez

Le Laïka de Yakoutie 


Le Laïka de Yakoutie, une race récente et ancienne à la fois …

Magic Dogs Photography

Origine


Le Laika de Yakoutie est une race nouvellement développée mais avec toutefois une histoire ancienne. C’est une race de chien de travail qui tire ses origine de la région de Yakoutie (ou Kolyma en sibérie russe) qui peut être utilisée pour l’attelage, la chasse, l’élevage de rennes mais également pour la compagnie.

Depuis l’antiquité, les ancêres des Laika étaient employés par le peuple Yakut comme des animaux universels : ils ont été utilisés pour la chasse comme animaux de trait.

Ces chiens ont vécu comme des races aborigènes primitives et se sont accouplés librement. Ils restaient à l’exterieur pendant les longs hivers rigoureux se cachant sous la neige, la queue sur le museau.

« Les Yakuts utilisaient les chiens pour le traîneau et transporter de lourdes charges . Les chiens  restaient toute l’année en extérieur, l’été ils creusaient des trous dans le sol pour se rafraîchir ou allaient dans l’eau pour se protéger des moustiques, en hiver, ils cherchaient un refuge sous la neige pour se recroqueviller dans un trou profond, ils se couvraient le museau avec leur queue velue » Source – Nordic Sakha

Le rôle le plus important que le Laïka de Yakoutie a alors commencé à jouer était le transport et tout particulièrement le transport postal. Dans cette partie hostile de la Sibérie, il n’y avait aucun autre animal approprié à cette fin. Il était aussi possible de pêcher assez de poissons et de se procurer d’autres nourritures pour alimenter les chiens en hiver. Les Yakuts sont devenus le premier peuple connu sur la terre pour utiliser les traîneaux tirés par les chiens.

En 1998, un groupe d’enthousiastes cynophiles russes a commencé un travail laborieux afin de faire reconnaître la race Laïka de Yakoutie. Ils ont choisi les meilleurs chiens afin d’établir un cheptel de base en Yakoutie, avec le but d’élever nationalement le Laïka. Leurs efforts se sont révélés être fructueux, et en 2004, la Fédération Cynologique Russe (RKF), après examen du développement de la race, a accepté le standard de race de base.

Caractéristiques


C’est un chien robuste de taille moyenne avec une épaisse fourrure qui lui est indispensable pour vivre sous le climat hostile qu’est l’arctique.

C’est un chien polyvalent avec un fort instinct de chasse, un excellent odorat ainsi qu’une audition et une vision bien developpées.

Le Laika de Yakoutie est un chien robuste, de taille moyenne et le poil est bien développé, ce qui est nécessaire pour vivre dans les conditions extrêmes de l’arctique. Il est actif, joueur et curieux, de nature amicale, non craintif de nature et non agressif. La principale utilisation de ce chien est le traîneau et l’aide pour la chasse.

Le Laika possède un corps fort et musclé avec des côtes arrondies et des membres modérément longs. Son manteau double de longueur moyenne est droit et grossier au contact. Avec une couche de fond duveteuse très développée. Leur fourrure possède une large variété de couleurs et de marquages, mais les couleurs les plus répandues restent le noir et le blanc ou le blanc pur.

Magic Dogs Photography

Comme les huskies, les laika ont les yeux en amande et de couleurs bleus ou bruns foncés.

  • Zoom sur ses caractéristiques physiques
    • Yeux : droits ou écartés, en forme d’amande, non proéminents, ni enfoncés. Bleus, noirs ou couleur noisette (les yeux vairons sont acceptés). Les paupières sont bordées de noir ou de la couleur de la truffe qui, elle, peut être décoloré en partie, sur un fond blanc. Défaut : de grands yeux ronds, la troisième paupière présente, yeux exorbités.
    • Manteau : le pelage épais avec un sous-poil bien développé, brillant, droit, rude au toucher. D’épaisses franges sont présentes sur les membres antérieurs et postérieurs. La crinière sur le cou est bien développée. La queue est épaisse et mousseuse, enroulée en demi cercle et appuyée sur le dos. Défaut : pas assez épais, un manteau duveteux. Défauts éliminatoires : poils courts, poils ondulés ou trop mou.
    • Couleur : toute couleur est admise (blanc, noir, noir et blanc, gris et blanc, blanc-gris), noir et blanc avec des taches rouges, noir avec des taches rouges, rouge blanc, blanc et rouge. Défauts : toute couleur unie autre que la couleur blanche.

Le Laika de Yakoutie est un chien nordique proche de l’Homme (non craintif) Cette race de chien est également très sociable. Une tendance à la surdité est récemment apparue dans la race, mais certains sujets sont testés notamment en France.

Caractère


Magic Dogs PhotographyChiens de Elisa Pirat

Ils sont amicaux avec les humains mais peuvent se montrer « agressifs » envers des prédateurs. En Russie, les Laika sont d’ailleurs testés face aux ours et aux sangliers.

Ce sont des chiens actifs, espiègles, tendres et curieux avec une mobilité rapide et élastique.

L’Alaskan Husky ou Alaskan


Team 66 NordChiens de Romain Grenier 

« En Alaska, les mushers ont « inventé » l’alaskan, un chien athlète résultant d’un croisement hautement réfléchi entre huskies avec l’ajout de sang de lévrier sur le départ.
Ce sont donc des « bâtards », des sans papiers qui ne figureront jamais au LOF ; mais ils sont de véritables formule 1 imprimant un rythme démentiel en compétition.
Ils peuvent valoir une vraie fortune surtout pour des fils de champion.

Pourtant ces champions, qui font tomber les records en bourrasque ne ressemblent plus vraiment à des chiens de traineau : les oreilles cassées, le poil court efflanqué, d’un poids légèrement inférieur ; ils n’ont pas une chance sur dix de remporter un prix de beauté face au croc blanc de Jack London ou à tout autre héros des neiges.

D’ailleurs les alaskans ont perdu la rusticité du nordique. En effet, les mushers doivent équiper leur bolides quand le thermomètre tombe en dessous de -25 degrès.

 

Photos de la Yukon Quest

Manteau sur le dos, petites bottines ou bottes en laine polaire pour les coussinets ; un étui pénien pour éviter les engelures au niveau d’un organe fragile.

Source : Team 66 Nord 

Les alaskans ressemblent à des cosmonautes mal à l’aise, mais quand le musher est sur la ligne de départ ; ces fragiles athlètes prennent de la grandeur, avides d’en découdre ils bondissent comme des fusées et le traineau devient une étoile filante. » –Nicolas Vannier – Le voyageur du froid

Origine


Il est difficile de parler des chiens de traîneau sans évoquer ce qui constitue la population la plus importante de chiens attelés au monde, l’alaskan husky.

Source : La Grande Odyssée

Pour bien comprendre ce qu’est l’Alaskan husky, il faut remonter très loin dans l’histoire : les Indiens qui migrèrent d’Asie (30 à 40000 ans) et s’installèrent dans la zone subarctique de l’Amérique du Nord
Les esquimaux, en provenance de Sibérie et qui n’arrivèrent en Alaska il n’y a que quelques centaines d’années, après avoir occupé le canada et le Groenland.
Ces deux peuples amenèrent leurs chiens constituant des souches : d’Esquimo-dogs proches de nos chiens de races nordiques, d’Indian-dogs petits et grands.
Cette diversité originelle de populations canines alaskans fait qu’il est impossible de définir clairement les origines des chiens peuplant l’Alaska actuellement.

Quand le Husky fit son apparition au début du siècle, les éleveurs lui reconnurent ses qualités et se tournèrent vers un compromis qui devait leur permettre, par croisements successifs, de déboucher sur le chien le plus rapide et le plus endurant qui existe actuellement au monde : l’Alaskan Husky.

Team 66 NordChien de Romain Grenier 

L’Alaskan Husky ou simplement l’Alaskan désigne ainsi un type de chien qui n’est pas défini par son ascendance ou par un standard, mais par sa fonction, qui est d’être un chien d’attelage efficace en milieu nordique. Son nom vient de l’État américain d’Alaska où des chiens de type husky (husky sibérien, Husky de Sakhaline, husky croisés) ont été croisés avec des chiens locaux, des american indian dogs, puis d’autres chiens européens (grandes races de lévriers, Pointer anglais, Setter anglais, Braques et chiens courants croisés) aptes à la course dans le but unique d’en améliorer les performances.

Aspect Général


S’il conserve une allure générale « nordique », il est impossible à décrire, et donc à standardiser. Il est autant le fruit du hasard que celui d’une sélection poussée vers la performance.

Team 66 NordChiens de Romain Grenier 

L’Alaskan est avant tout un chien utilitaire volontairement croisé dans lequel la base de type husky prédomine. D’autres races entre dans le croisement mais elles doivent avoir pour unique but d’améliorer la performance de cet athlète comme chien de traineau adapté aux conditions nordiques.

Le profil du chien dépend de la position qu’il sera amené à occuper dans l’attelage :

    • Les différentes race de grands lévriers (Irish wolfhound, Deerhound, Lévrier Greyhound, Lévrier hongrois, Barzoï ou Galgo) interviennent pour leur vitesse de pointe élevée.
    • Les chiens courants de type braque comme le Foxhound américain, Foxhound anglais ou les Anglo-français, interviennent pour leur endurance. Pour la résistance au froid, interviennent également ou le chien-loup tchécoslovaque, le chien-loup de Saarloos.

Daniel Julliaguet et ses chiens de tête – Source : La Grande Odyssée

Ces multiples croisements expliquent les différences d’apparence entre Alaskan Huskies.

Les Alaskans présentent une importante variabilité en poids et en taille. Les mâles pèsent entre 18 et 40 kg pour une hauteur au garrot comprise entre 55 et 76 cm. Les femelles quant à elles pèsent entre 16 et 35 kg pour une hauteur au garrot comprise entre 53 et 70 cm. Leur forme se rapproche de celles du husky sibérien ou du Husky de Sakhaline (qui font partie de leurs ancêtres) mais ils sont généralement plus grands.

La couleur n’ayant aucune importance pour les mushers, on peut rencontrer des Alaskan Huskies de toutes les couleurs et présentant tous types de robes. Les yeux peuvent également prendre n’importe quelle couleur, mais ils sont souvent bleu clair ou vairons. Les poils sont courts ou mi-longs, jamais longs, pour améliorer la dissipation de chaleur pendant la course. La fourrure est généralement moins dense que chez les chiens de pure race nordique.

Rémy Coste avec son chien de la Team Rêves et Passions – Source : La Grande Odyssée

Caractère


Ces chiens d’attelage sont principalement élevés pour leur force, leur agilité et leur endurance mais également pour leur bonne aptitude à travailler.

Ces chiens étant destinés à être en contact avec le public lors des courses et/ou des excursions, ils ne doivent pas montrer de signe d’agressivité envers les humains ; adultes comme enfants.

C’est pour cette raison que l’alaskan est également populaire comme chien de compagnie en Alaska mais de plus en plus aussi eu Europe.

Team 66 NordChiens de Romain Grenier 

Les anciens coureurs sont alertes et bien dressés, et moins remuant que les jeunes. Les jeunes quant à eux font également de bons chiens de compagnie s’ils ont suffisamment d’espace pour courir, mais leur grand besoin d’exercice les rend peu pratiques pour les citadins.

Ce sont des chiens proches de leurs maitres et bien plus dociles et moins têtus que le husky avec cependant un excellent instinct de chasse.

Santé


L’alaskan husky est un généralement un chien sans problème de santé.

Ils peuvent cependant sujets à des maladies héréditaires similaires à celles qu’on retrouve chez les races nordiques comme :

  • L’atrophie progressive de la rétine
  • L’hyperthyroïdie
  • Problèmes d’œsophage qui les empêche d’aboyer, ils ne peuvent produire qu’un faible bruit d’aboiement

Team 66 NordChiens de Romain Grenier

Le Chien Inuit du Canada anciennement appelé Qimmiq


Source : Photo de l’Elevage Kimmiak

Origine


Les origines de l’esquimau canadien remontent à 4 000 ans. Il était élevé pour tirer les traîneaux et aider les chasseurs inuits.

Ce chien a été d’une aide précieuse aux explorateurs qui se sont rendus aux pôles Nord et Sud, entre autres Peary et Amundson. Jusqu’en 1992, des esquimaux canadiens ont été utilisés par le personnel d’une station australienne dans l’Antarctique. Ces chiens, des descendants des chiens des premiers explorateurs, vivent actuellement dans le Minnesota.

La race a été reconnue par l’United Kennel Club. On trouve encore des esquimaux canadiens dans les localités inuites, mais l’arrivée de la motoneige a sonné le déclin de la race. À la fin des années 1960, elle a frôlé l’extinction. On assiste actuellement à la renaissance de l’esquimau canadien au Groenland et dans d’autres régions en raison du regain d’intérêt des Inuits pour leur patrimoine culturel.

Des éleveurs américains et canadiens, notamment Mark et Sue Hamilton, Sylvia Feder et Geneviève Montcombroux, ont développé leur propre lignée d’esquimaux canadiens.

Source : Photo de l’Elevage Kimmiak

L’esquimau canadien est une race très ancienne, présente sur les territoires inuits depuis plus de 4 000 ans. La race a été développée par les Inuits canadiens comme chien de traîneau, de garde et de chasse. Malheureusement, l’esquimau canadien a été victime des maladies importées par les chiens étrangers, puis a souffert des différents croisements avec ceux-ci, au point qu’il ne restait plus que 200 sujets considérés comme de race pure sans les années 1970. Le gouvernement canadien a alors lancé un programme de sauvegarde, mais il reste rare.

Il est considéré comme le seul chien indigène survivant d’Amérique du Nord. Le Nunavut en a fait son emblème.

On en trouvait dans tout l’arctique canadien, mais à l’apparition de la motoneige, la vraie race disparaissait. Heureusement, certains éleveurs ont préservé cette race. On en trouve encore en Terre de Baffin, à Churchil et chez moi au Centre Nature et Chiens de traîneau d’Entrelacs au Québec

Caractéristiques


L’esquimau canadien (ou chien inuit canadien) est un gros chien qui pèse de 30 à 40 kg pour les mâles et de 18 à 30 kg pour les femelles.

Le mâle mesure environ 58 à 70 cm au garrot, alors que la femelle est plus petite 50 à 60 cm.

 

Source : Photo de l’Elevage Kimmiak

Sa charpente évoque un gros husky ou malamute. Il a une tête triangulaire et de petites oreilles en pointe. Il a les yeux en amande, brun foncé ou ambré. Un esquimau canadien aux yeux bleus n’est pas de race pure. Comme on peut généralement l’observer chez les huskies, la queue est enroulée sur le dos.

La plupart des esquimaux canadiens parviennent à maturité en trois ans, mais atteignent leur taille maximale une douzaine de mois après la naissance.

Le pelage double est rêche. Il se décline en diverses couleurs : blanc, brun et blanc, gris, gris et blanc, roux et blanc et noir et blanc. L’esquimau canadien mue deux fois par année.

Source : Photo de l’Elevage Kimmiak

Caractère


L’esquimau canadien est un chien nordique, et il en a toutes les caractéristiques, parfois poussées à l’extrême. Il a énormément besoin de se dépenser. Il est le roi de l’évasion et les grillages lui résistent rarement. Peu obéissant, souvent têtu, il n’en fait généralement qu’à sa tête.

Source : Photo de l’Elevage Kimmiak

Le caractère de l’Esquimau Canadien reflète son utilité et environnement d’origine. Il est loyal, courageux, intelligent et toujours sur ses gardes. Il est également affectueux, doux, et développe une profonde connexion avec son maître, envers qui il est extrêmement loyal. En tant que chien de traineaux, la race était souvent amenée à se procurer sa propre nourriture. Ainsi, de nombreux chiens Esquimaux canadiens ont un instinct de chasse plus développé que d’autres races. Grâce à leur environnement d’origine, ils adorent quand il fait froid et préfèrent souvent dormir dehors.

Très bagarreur avec ses confrères, il est jaloux mais respecte l’être humain.Il faut être très ferme dans son éducation dès le plus jeune âge. C’est malgré tout un chien attachant et un extraordinaire chien de meute, qui s’entend parfaitement avec les autres chiens.

L’esquimau canadien est un chien de travail. Il a un comportement de meute et conteste l’autorité de son gardien. Il est gentil avec les gens, mais agressif avec les autres chiens, pouvant même s’en prendre à eux s’il n’est pas dressé. C’est un chien qui déborde d’énergie.

L’esquimau canadien a un comportement destructeur de par sa tendance à mâcher les objets et à creuser des trous. Il tire sur sa laisse, fidèle à son instinct de chien de travail.

Source : Photo de l’Elevage Kimmiak

L’Old Inuit Dog 


Mon 1er OID – Tyee des Rêves de Loups Bleus Kennel 

Nos informations sur cette race qui renait de ses cendres sont très minces puisqu’à ce jour elle n’est ni reconnue ni très développée. Nous nous baserons donc sur un document mis à notre disposition sur la page facebook de notre éleveur.

Source : Rêves des Loups Bleus Kennel

Origine


  • Péninsule de Taïmyr
  • Utilisation comme chien de travail et de bas

Les tribus Inuits qui traversèrent le Détroit de Béring avaient assurément ce chien pour assurer leur survie en Alaska de Sibérie.

 

Après l’étude par des scientifiques suédois, suite à la découverte d’une machoire de loup dans la péninsule de Taïmyr (7500 av JC), il a été démontré que le marquage ADN était similaire à des populations de chiens nordiques du Groenland, d ‘Alaska et du Canada ainsi que sur certains sujets tels que le Sharpeï.

Il est donc important de renouer avec l’origine de toutes les races existantes primitive de travail en traineau et/ou en attelage.

 

Il fut décidé, à l’initiative de messieurs Jasmin ZEJNELAGIC (SE) et Simon AFTENI (MD), la rédaction d’un standard précis de l’ancêtre de ces races : groenlandais. Esquimau canadien, husky de sibérie, malamute d’alaska, samoyède ou encore laika de lakoutie.

Ces deux passionnés ont eu la volonté de fixer certains critères oubliés et de renouer avec l’aspect plus lupoïde et originel de la race.

 

Des tribus nomades Inuits sélectionnaient des chiens de travail et de garde selon des critères de puissance, d’endurance, de garde, de sociabilité afin de partager leur vie quotidienne dans des contrées hostiles.

Les races actuelles, telles que nous les définissons, ont perdu de leur puissance et de leur pôle génétique primitif au détriment parfois de critères restrictifs de beauté ; et sont ainsi sujets à de nombreuses tares génétiques telles que :

  • Le glaucome oculaire
  • La dysplasie
  • La myélopathie dégénérative
  • L’alopécie

Et bien d’autres encore …

Une sélection rigoureuse de sujets fondateurs fut donc déterminante afin de définir la race, non pas nouvelle, ni récente mais oubliée de l’old inuit dog puisque en effet c’est l’Homme qui a lui-même standardisé 5 races nordiques distinctes en omettant délibérément de leur trouver un dénominateur commun : l’OID

 

L’OID est par excellence, la race la plus ancienne qui dégage puissance et respect.

Caractéristiques


Son allure lupoïde impressionnante, sa poitrine haute, son corps puissant et musclé, sur des aplombs solides, lui confèrent une prédisposition sportive et ce tout en étant un chien de famille.

Rêve des Loups Bleus Kennel – Chiens de David

Son aspect dissuasif peut également être un facteur de respect et de garde.
Son port de tête fier et haut rappelle celui du loup Arctique ou de Sibérie.
Ses oreilles sont petites, triangulaires et dressées quand le chien est en éveil ou aux aguets.

Les mâles sont masculins sans jamais trop de lourdeur et les femelles, féminines sans aucune faiblesse structurelle.

D’une taille imposante, ce chien est d’une constitution forte et hors du commun ; bâti pour l’endurance et le travail en attelage.

C’est un chien qui s’inscrit dans un rectangle moyennement court, dégageant une force de par sa construction solide ainsi que ses aplombs fermes.

Son aspect lupoïde ; étant déterminante et caractéristique ; force indéniablement le respect.

Rêve des Loups Bleus Kennel – Chiens de David

Son allure est caractérisée par une facilité et une grande aisance.
La démarche est légère et harmonieuse avec des allures rasantes.
Tête et cou baissés demeurent fermes et horizontal.

Caractère


L’OID se caractérise par sa fidélité*, sa gentillesse et sa douceur et ce tout en dégageant une grande énergie ainsi qu’une force mentale hors du commun.

 

*Je viendrais toutefois ajouter à cela que oui l’OID se montre fidèle, mais qu’une fois en meute il montrera plus de fidélité à sa meute qu’il n’en montrera à son maitre. Ce sont des chiens certes qui composent avec une génétiques variées de races nordiques mais pour autant certains caractères liés à son croisement avec le loup américain le rapproche du berger (ex : il peut être un très bon chien de garde, contrairement au husky il aboie pour garder son territoire). Je pense par ailleurs que cette race mélangée à une meute de husky ou d’autres nordiques sera mieux en allant par paire afin de retrouver certains codes canins que des pures races sans croisement n’auront pas.

J’ai également l’intuition en observant d’autres propriétaires d’OID hors meute que cela ne sera pas une nécessité pour un chien seul de famille mais que cela sera indispensable pour une vie de meute.

Sa ténacité et sa complexité dans l’effort fait de lui un animal passionné et infatigable.

Le rapport avec les étrangers peut être légèrement, ce qui renforce cet aspect lupoïde mais sans aucune agressivité.

C’est un chien d’utilité résistant tant au niveau climatique qu’au travail qui lui est demandé.

 

Le Samoyède


Chiens de Régis & Marie – Source : Sam Artic ou sur Samartic.com

Origine


Race très ancienne, originaire des régions froides du Nord de la Russie et de la Sibérie, le Samoyède doit son nom à la tribu des Samoyèdes, peuple proche de la Laponie dans une contrée extrêmement marquée par les rigueurs hivernales. Cette tribu l’a longtemps utilisé comme chien berger pour les troupeaux de rennes. Toutefois leurs chiens n’étaient pas blanc, de ce que l’on dit il semblerait même que la couleur dominante fut le noir. La couleur blanche apparue avec l’élevage moderne de la race ayant débuté parallèlement en Angleterre et aux USA à partir des deux types de chiens élevés par la tribu Samoyède à savoir :

  • Le type « ours » : plus trapu, présentant néanmoins des aplombs souvent trop affaissés, utilisé à l’origine pour la chasse et qui eut cependant beaucoup de succès au Royaume-Uni fut un temps pour sa belle tête et le « sourire » caractéristique de la race, ainsi que ses petites oreilles.
  • Le type « loup » : plus élancé et musclé, avec une ossature idéale pour le trait. Il eut beaucoup de succès aux États-Unis, même si on lui reprochait d’avoir des oreilles trop grandes.

Apprécié pour son endurance et énergie débordante, le Samoyède a rapidement été utilisé comme chien de traineau par les habitants locaux. Des représentants de la race ont été ramenés en Angleterre en 1889 par le zoologiste britannique Ernest Kilburn. Le premier standard du Samoyède a été rédigé en Angleterre en 1909. La race a été reconnue à titre définitif par la FCI le 26 juin 1959.

Aspect Général


Endurant mais moyennement rapide, il a une superbe fourrure blanche qui le protège des trop grandes variations de température. Il ne craint pas particulièrement la chaleur. C’est un chien fort, actif et gracieux.

Chiens de Régis & Marie – Source : Sam Artic ou sur Samartic.com

  • Son poil : long, abondant, épais, dur et dense. Le sous-poil est plus court et plus doux, mais tout aussi dense. Collerette autour du cou et des épaules, plus prononcée chez les chiens mâles.
  • Sa couleur : entièrement d’un blanc pur avec ou sans quelques marques crème. Jamais beige.
  • Sa tête : forte, en forme de coin. Le crâne est légèrement convexe, légèrement plus large entre les oreilles. Le stop est nettement marqué. La truffe est bien développée et pigmentée, idéalement noire. Le museau est fort et haut.
  • Ses oreilles : de petite taille, épaisses, de forme triangulaire et légèrement arrondies au sommet, droites, attachées haut et mobiles.
  • Ses yeux : assez écartés, de couleur brun foncé, en forme d’amande, affichant une expression « souriante ».
  • Son corps : légèrement plus long que haut. Le garrot est nettement marqué, le dos musclé et droit (plus long chez la femelle), le rein court et bien dessiné, la croupe bien musclée et légèrement inclinée, la poitrine large et bien descendue.
  • Sa queue : attachée haut, courbée vers l’avant lorsque le chien est actif, parfois pendante lorsqu’il est au repos, atteignant le jarret.

Une fois adulte un samoyède mâle mesurera entre 53 à 60 cm de garrot pour 20 à 30 kg quand une femelle mesurera quant à elle 48 à 53 cm pour 15 à 22 kg.

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Caractère


C’est un chien doux et affectueux mais il est le plus jappeur des chiens de traineau 

Chiens de Régis & Marie – Source : Sam Artic ou sur Samartic.com

Très sociable et amical, il sait s’adapter à des environnements variés. Il peut aboyer (beaucoup parfois) et faire ainsi office de gardien à la différence des autres races nordiques.

Le Samoyède est un chien éveillé, doux, amical, énergique, gai et sociable. Il a besoin d’une éducation précoce, caractérisée par un savant dosage de fermeté et de patience. Autrement, il peut parfois se montrer quelque peu têtu et avoir tendance à aboyer fréquemment

Chiens de Régis & Marie – Source : Sam Artic ou sur Samartic.com

Utilisé à l’origine pour la garde des troupeaux de rennes, la chasse et parfois le trait, il a vécu pendant des siècles en osmose complète avec l’homme dans les steppes désertiques de l’Artique. Ce qui en fait un des animaux les plus domestiqués du grand Nord. D’où un caractère très sociable, amical, qui lui permet de s’adapter à des environnements variés.

Santé


Robuste, résistant et doté d’un poil double abondant, le Samoyède supporte très bien les climats rigoureux de l’hiver, mais nettement moins les fortes chaleurs. Quelques prédispositions à des maladies sont associées à la race : dysplasie de la hanche ou des problèmes de peau.

Chiens de Régis & Marie – Source : Sam Artic ou sur Samartic.com