Le Chien de Traineau

Le Husky Sibérien

Tombé amoureux de la race d’une vie <3

« Comprends-tu le chant d’espoir du loup qui meurt d’amour »

Le Légende

«  Il était une fois, un loup gris magnifique nommé Wolk ; qui était amoureux de la lune.
Tous les soirs il lui hurlait sa passion et son désespoir avec tant de force et d’émotion que cet amour fut très vite partagé par la lune qui tomba sous le charme de sa de voix chantante et envoutante.
L’astre de lumière de la nuit rejoignit Wolk sur Terre.
Durant de longs mois, leur amour fût très intense.
Mais malheureusement pour eux et pour nous, la lune fût rappelée au ciel.
Cependant, le fruit de leur amour ; si pur et si beau ; apparut sur Terre : Le Husky. »

C’est ainsi que le husky est né de l’amour du loup ; dont il a gardé l’apparence ; et de la lune ; pour laquelle il porte une queue en croissant de lune et grâce à laquelle les yeux sont ainsi peuplés d’étoiles.

On dit aussi que c’est pour cela que les huskies, comme le loup, hurlent les soirs de pleine lune ; afin que la lune redescende de nouveau.

Mais en vérité qu’en est-il ?

Les Origines

« Quand on tient à la vitesse et à l’endurance, le sibérien est favori »
Paul-Emile VIKTOR

Les premiers moyens de transports sibériens étaient des rennes, mais ces derniers avaient besoin de pâturages quand le chien se débrouillait seul pour chasser sa pitance.

La race du husky sibérien fut crée par les indiens Tchoukches ; cependant à l’époque ils ne portaient pas le nom de husky (husky étant un terme russe dont la signification est enroué) mais seulement le nom de « Chien Tchoukche ». Ces derniers désiraient des chiens qui puissent tirer leurs traineaux l’hiver, chasser et s’occuper des enfants.

Ce peuple vivait en totale osmose avec leurs chiens, prétendant même que lorsque ceux-ci mouraient avant leur maitre, ils l’attendaient à la porte du paradis pour lui en indiquer le chemin.

Chaque peuple vivait pratiquement isolé, c’est pourquoi l’élevage des chiens était obligatoirement pur de l’influence de toute autre race. Il n’y avait aucune possibilité d’hybridation.

Leurs chiens devaient impérativement posséder le « desire to run » où autrement dit de nos jours le « Will to Go ».

Seuls les meilleurs étaient conservés pour la reproduction, les autres étaient coupés.
Leur but était de créer une population de supers chiens possédant :

    • Une taille moyenne
    • Un poil moyennement court (plus fonctionnel que le poil long auquel la neige gelée pouvait s’attacher et rendre le mouvement difficile) avec un sous-poil fournit
    • De la rapidité et de la robustesse

Pas l’ombre d’une tare génétique, aucun sujet « défectueux ».

Il faut tout de même savoir que les Tchoukches sont la version sibérienne des gaulois d’Astérix et Obélix.

   

Résistant à l’armée russe pendant près de 200 ans ; ils parvenaient toujours à fuir et se réorganiser tant et si bien qu’au terme de cette poursuite ou chasse à l’Homme ; les Tchoukches obtinrent en 1837 une indépendance politique et l’exemption de tout tribut dû à l’Etat.

  

Les chiens Tchoukches furent par la suite découvert à la fin du XIXème siècle par les américains durant la rué vers l’or.
Les Américains durent apprendre tout de suite des indigènes l’art de se déplacer en traineaux tirés par des chiens afin de déplacer leur matériel.
Mais la quête de l’or ne pouvant être réalisée que sur une période ; les chercheurs d’or eurent besoin de divertissements ; l’un d’entre eux fut la course de chiens.

La Naissance du Husky

Au cours de nombreux voyages entre le nouveau et l’ancien monde par les marchands de fourrure ; les chiens tchoukches seront importés par l’un d’entre eux en Alaska où ils prendront le nom de huskies de Sibérie.

Husky, comme expliqué tout à l’heure ; à cause de son chant enroué, qui est la signification littéraire du terme en russe.

Ainsi on assiste dès 1899 à une importation en masse, en Alaska, de nos chiens de lune, qui seront vendus par quantité au Circle City ; pour une somme d’environ 100 à 400 $ par chien.

La Notoriété de la race

La race doit son succès à un homme qui en tomba amoureux : Léonhard SEPPALA.

A l’origine il travaillait comme pêcheur et forgeron auprès de son père où il était destiné à reprendre les rennes par la suite. Mais avec la ruée vers l’or à Nome, un ami ; Jalet LINDEBERG ; parvint à le convaincre de venir travailler pour lui dans son exploitation minière.

En 1913, son ami lui confie la tâche de s’occuper et de former des huskies importés tout droit de Sibérie, ces derniers étant destinés à offrir à l’explorateur Roald AMUNDSEN pour l’occasion de son futur voyage.

Mais le voyage fut annulé.
Jalet LINDEBERG offrit les chiens à SEPPALA.

Ce dernier avait tellement craqué pour ces boules de poils qu’il n’était pas possible pour lui d’attendre la fonte de neige pour partir en traineau.
Il attela donc les chiens à un traineau sur roues et les forma tous les jours sans relâche.
Alors que la plupart des mushers pouvaient parcourir une cinquantaine de kilomètres par jour, SEPPALA lui, enchainait entre 80 à 100km chaque jour.

L’origine d’une course et d’une renommée canine

Parce qu’il est reconnu comme le musher le plus expérimenté et le plus rapide, on fait appel à lui ainsi qu’à d’autres mushers en 1925 lorsqu’une épidémie de Diphtérie frappe Nome. Les conditions climatiques et l’isolement du secteur par la glace ne permettaient pas de transporter le sérum jusqu’à Nome. Le seul moyen de pouvoir sauver la population était d’aller le chercher à Nenana en traîneaux à chiens.

Aussitôt, un relais de musher se met en place pour pouvoir couvrir les 1 000 km de distance le plus rapidement possible.

C’est ainsi que 20 mushers et plus de 100 huskies s’engagent dans cette course périlleuse contre la montre. En tant normal, le voyage devait prendre environ 20 jours. Mais la situation était urgente, il n’était pas possible d’attendre aussi longtemps. Aussi, il existait un raccourci reconnu pour être ultra dangereux et qui permettait de gagner une journée de voyage.

C’est Seppala qui prendra ce raccourci risquant sa vie et celle de ses chiens à plusieurs reprises. Au dernier point de contrôle, l’assistant de Seppala, Gunnar Kaasen, dont l’équipage était dirigé par Balto son meilleur chien de tête, trouva son remplaçant endormi. Considérant que ses chiens se portaient bien, il poursuivit sa route jusqu’à Nome.

Mais sur le chemin du retour, l’homme, paralysé par la chute des températures, est incapable de continuer à guider son équipage. Alors que Gunnar Kassen a perdu tout espoir de sauver les enfants de Nome, voilà que Balto, qui se souvint du trajet, se mit à conduire le traîneau, et ramena à toute vitesse son équipe, ainsi que le précieux chargement, à bon port.

Au total, ils ne mettront que 5 jours pour ramener le sérum au village et sauver des milliers de vies!

Eblouie par un tel miracle, la presse s’empare de l’histoire et fait de Balto le nouveau héros de la nation. Celui-ci apparaît en couverture des journaux du monde entier, et à la fin de l’année, une statue, sculptée par F.G. Roth, est érigée à Central Park, avec ces mots :  » Endurance – Fidélité – Intelligence.  »

Au jour d’aujourd’hui on se rappelle de cette course héroïque grâce à l’Iditarod Trail Sled Dog Race qui continue de commémorer cet exploit.

Grâce à ce succès héroïque, le husky se démocratise, se popularise et devient de plus en plus rechercher.

En 1930, le Husky de Sibérie sera reconnu par American Kennel Club, et un club à son nom le Siberian Husky Club of America sera créé en 1938.
Dès lors le husky s’étend sur toute l’Amérique et le Canada.

Le Husky en France

En France, les premiers huskies seront importés à partir des années 1970.

En 1972, on assiste aux premières inscriptions au LOF du Husky de Sibérie sous le club « Réunion d’amateur de samoyèdes et chiens nordiques »
A partir de 1978, on constate une augmentation croissante du nombre de naissance.

C’est d’ailleurs face à ce succès qu’en 1992 ; les amateurs et passionnés mettront en place le club Siberian Husky France.

Apprendre à connaître le Husky

« Le Husky est le plus rapide des quatre races reconnues de chiens nordiques et ce sont plusieurs milliers d’attelages de cette race que l’on retrouve en course les week-ends d’hiver de par le monde »
Dominique GRANDJEAN

Effrayant au premier abord de par sa ressemblance avec le loup, le husky ou « whisky » pour certains ; n’a pourtant rien d’agressif en lui bien au contraire.


Un chien social
Un chien de meute
Un chien de travail

Pendant de très nombreuses années le chien tchoukche, ancêtre du husky, appartenait à tout le monde en même temps.
Lors de la sélection conduisant à la création de la race ; les hommes se sont appliqués à enlever chez lui toute forme d’agressivité.

Aujourd’hui cela n’a pas changé, il est toujours autant sociale, très affectueux et ne montre aucun signe d’agressivité.
D’une gentillesse profonde et d’une beauté extrême ; il pourrait s’apparenter au chien de tout le monde.

Cependant NON ; le husky n’est pas le chien de tous.

C’est un chien de meute qui vit mal la solitude et qui la plupart du temps aime à avoir un compagnon, une meute ou le cas échéant être proche de son maitre.

Mais comme on le dit à toute règle il peut y avoir une exception ; et comme dans les meutes il peut y avoir des chiens, comme des omégas plus à l’aise avec la solitude et beaucoup moins avec une meute ou des congénères.

  

Les huskies, de ce fait, savent parfaitement se plier aux règles hiérarchiques (surtout pour veux vivant en meute) et savent toutefois ne pas se laisser faire si ils sont injustement attaqués.

      • On notera que les sujets de la hiérarchie, comme celui de la dominance ou encore des méthodes d’éducations ; font couler beaucoup d’encre en nombreux désaccord. Je pense néanmoins que nier le concept et l’existence hiérarchique lorsque l’on possède une meute est tout simplement impossible. Si on se donne un tant soit peu les moyens d’observer sa meute (je vais parler pour mon domaine à savoir le husky)

Le husky est un chien qui s’adapte très bien à une vie en extérieur.
Là où toutefois, j’irai à l’encontre des manuels canins c’est sur le fait qu’il peut vivre en appartement SI (et c’est un énorme SI) ses besoins, notamment physiques, sont écoutés et surtout respectés.

Sinon… Gares aux saccages à la maison !

Vous n’êtes pas d’accord ?
C’est votre droit !

Personnellement j’ai eu mes 4 premiers huskies en appartement sans jardin mais avec une très belle terrasse. Ce que cela représentait ?
3 à 4 heures de balade au minimum par jour pour un appartement sans aucune destruction.

Le husky n’est pas un bon chien de garde, ni réellement un chien territorial.
Sur le principe je suis plutôt d’accord notamment si on tient compte du fait que pendant très longtemps son ancêtre a parcouru des milliers de kilomètres pour se rendre d’un point à l’autre ; il n’a donc pas de notion de territoire et encore moins si on prend en considération le fait le chien tchoukche ne possédait pas un maitre mais qu’il appartenait à une tribu complète. Il ne connaissait donc pas une mais plusieurs yourtes.

 

Cependant, je pense quand même que cette notion de non-garde est à adapter.

Je m’explique …

Eleven s’est déjà montré défensif de la maison en mon absence, envers des personnes (même accompagnées de sa tata) qu’il n’avait jamais vu et que je ne lui avais donc jamais présenté. Tous crocs dehors, il était hors de question pour lui de laisser quelqu’un d’inconnu entrer chez lui.

Et cela est idem pour Naoki et Anak.

Le husky est fugueur.
De par ses origines, le husky est un chien de travail mais également un chien de découverte et d’exploration.

On ne peut donc pas réellement parler de fugue mais plutôt d’instinct, plus ou moins développé chez chaque husky, et de besoin de découverte et de nourrir son côté aventurier.

Son instinct de prédation est aussi plus développé que chez d’autres races de chiens.

Ces deux raisons lui valent sa mauvaise réputation de fugueur et de chien sans rappel.

Mais là encore je dirais qu’il ne faut pas tomber dans des généralités et des extrêmes.

Sur mes 8 huskies, 5 d’entre eux ont un très bon rappel.
Même si je dirais que le risque fait aussi parti « du jeu » à défaut d’autre terme ; peut être plus avec un husky qu’avec une autre race mais honnêtement peu importe la race est ce que le risque 0 existe vraiment quand il s’agit d’un être vivant ; mais oui c’est un risque dès lors que vous détachez une laisse husky ou pas.

 

Ici encore s’opposeront les « laissez vos chiens profiter d’une liberté qui leur ai dû » et les « tu verras quand ton chien se sera fait percuter ».  
La dessus chacun optera pour ce qu’il souhaite et cela ne veut pas dire qu’on en aime moins son chien parce qu’on décide de le détacher.

Personnellement je n’envisage pas de maintenir constamment mes chiens bridés.

Alors il faut connaître ses limites ainsi que celles de son chien cela est impératif et aussi accepter que le risque peut surgir à n’importe quel moment, je ne détacherai pas mes chiens qui prennent un malin plaisir à s’enfuir mais pourquoi leur interdir un droit qu ‘ils devraient avoir de naissance.

N’est ce pas l’Homme qui a pris le droit de passer une laisse autour du cou d’un chien ?
La nature n’est-elle pas à chacun ?


Alors oui c’est risqué, mais pour le faire bien il faut apprendre a bien le faire en respectant son ou ses chiens, en respectant l’environnement et ceux qui nous entourent.

En un mot il faut apprendre à ANTICIPER.

En soit, le husky demeure plutôt une race dédiée à des maitres sportifs, désireux de l’être ou tout du moins de faire de gros efforts pour combler le besoin d’exercice de cette boule de poils.

Balade, Cani-cross, Cani-randonnée, Cani-trottinette, Cani-VTT, quad, kart, traineau, nage ou encore ski-joëring …. Que de disciplines pour s’éclater avec votre chien !

Si vous ne vous voyez pas marcher plus de 2km par jour pour promener votre chien : ARRETEZ TOUT

Si dans la loi des probabilités il existe peut être 1 husky feignant (on a bien dit feignant pas juste calme) pour 50 huskies sportifs ; cela ne se prédit pas à 2 mois. Et si vous espérez tomber ce spécimen je pense que nous pouvons dors et déjà vous dire que cette race n’est clairement pas faite pour vous.

N’espérez pas faire du husky un chien de salon à habiller, à porter ou à mettre dans une poussette pour ne pas qu’il s’abime les coussinets.

Une Education adéquate

Le Husky n’est pas le chien de tous

Son comportement demeure bien plus primitif que d’autres races.

C’est un chien d’une extrême intelligence qui n’obéira pas aveuglement.
Il cherche à comprendre et analyse ce que vous pouvez lui dire.

Il est donc nécessaire d’être cohérent et juste avec lui afin d’établir une relation de confiance. Cette relation passe par un respect mutuel, c’est à dire qu’il tient à vous de prendre soin de lui, de le défendre en cas de besoin et de lui apporter une éducation la plus juste possible en tenant bien compte que c’est une race qui sait être têtue.

Etre chouchouté et câliné il adore, mais il aura également besoin de ses moments de solitude et de calme dans un coin rien que pour lui.

Caractéristiques physiques

Le husky est d’une corpulence modérément compacte. Ses proportions et sa morphologie dénotent un équilibre entre les qualités recherchées pour un chien de traineau à savoir la puissance, la rapidité et l’endurance.

Il possède une bonne fourrure auto-wash et un sous-poil au rôle thermorégulateur.
Qui lui permet de mieux appréhender les températures (frais en été et chaud en hiver).

Sa queue est en panache portée en croissant de lune.
Ses oreilles de grandeur moyenne sont en forme de triangles rapprochées et attachées en haut de tête.

Les robes que l’on trouve chez le husky sont nombreuses, d’ailleurs toutes les robes du blanc total au noir sont admises. (Attention tout de même le noir total chez le husky n’existe pas puisque même si il semble noir dans son intégralité pour un husky pur race son sous poil sera très clair).

Les yeux sont en forme d’amandes, pouvant aller de la couleur marron, en passant par la noisette et le bleu. Mais il existe également chez le husky des yeux vairons (un œil de chaque couleur) ou encore particolors (un œil bleu avec une ou plusieurs notes de marron dedans et inversement).

 

Concernant la taille et le poids (d’après le document officiel du FCI)
Pour les mâles, on admet de 53,5 cm à 60 cm au garrot pour entre 20,5 à 28kg.
Quant aux femelles il faudra compter 50,5 à 56 cm de garrot pour 15,5 à 23kg.

Les Maladies du husky

Voici la liste des maladies auxquelles la race est le plus sujette :

      • Dysplasie des hanches
      • Maladie oculaires :
        • Cataracte
        • Dystrophie de la cornée
        • Glaucome
        • Atrophie rétinienne progressive
      • Pyodermites
      • Problème de digestion

Cette race en résumé est juste incroyable et fascinante ne serait-ce que par sa complexité.

Même si il est têtu et vous fera parfois vous arracher les cheveux, c’est un chien profondément fidèle et affectueux qui changera radicalement votre vie si vous êtes prêt à réellement vous investir.

Le 17/08/2015, j’ai adopté Eleven, amour de ma vie et surtout mon premier husky mais ce que je ne savais pas ; c’est que c’était là qu’est arrivé le husky de ma vie.